Tous droits réservés © Chloé Roger, illustratrice

Chloé Roger : le soucis du détail avant tout.

Je m’appelle Chloé, je suis illustratrice et graphiste. Parisienne d’origine, je me considère comme bourguignonne d’adoption et vis désormais à Dijon.

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Parlez-nous de votre parcours professionnel, comment êtes-vous devenu illustratrice ?
J’ai toujours souhaité m’orienter vers l’Illustration. Après un BAC option « Histoire de l’Art », j’ai fait une année de préparation aux Beaux-Art à Beaune (21), puis deux ans à L’École de l’Image d’Épinal (88) avant de passer un BTS en Communication visuelle option Graphisme, Édition, Publicité. Ces formations, bien que m’ayant beaucoup apportée, ne m’ont jamais laissé travailler pleinement sur l’illustration. Pour certains de mes profs, c’était même un gros mot. « L’illustration est un mal récurrent chez vous Mlle Roger » m’a-t-on dit un jour. J’ai pris ça comme un compliment.

Smoke – Tous droits réservés © Chloé Roger, illustratrice
Smoke – Tous droits réservés © Chloé Roger

Comment définiriez-vous le métier d’illustrateur ?
Pour moi, le métier d’illustrateur consiste principalement à raconter des histoires. Il s’agit également de mettre en images des concepts, des idées que ce soit pour transposer les idées d’un client en quelque chose de concret ou de mettre en image un texte, un poème. Il s’agit également de se plonger dans l’univers du commanditaire/de l’auteur, d’y être fidèle mais également d’y apporter sa propre vision. Il faut pour cela être curieux de tout, s’intéresser à l’histoire de l’art mais aussi à son actualité et sans cesse travailler à améliorer son œil et sa technique.

Tous droits réservés © Chloé Roger, illustratrice
Tous droits réservés © Chloé Roger

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Je puise principalement mon inspiration dans la Nature, la Littérature et l’Histoire, particulièrement la fin du XIXème. Mais tout peut être source d’inspiration : une idée, une musique, un évènement, un proverbe, un tableau… J’emprunte souvent des éléments à l’Art Nouveau ; mes artistes de références sont Gustav Klimt, Henri de Toulouse-Lautrec, Alfons Mucha ou Aubrey Beardsley pour n’en citer que quatre (la liste est longue !). David Bowie à eu également une grande influence dans ma manière de travailler par son côté touche-à-tout, sa volonté de mélanger les médiums et par son envie de sans cesse se renouveler et de ne jamais céder à la facilité de s’enfermer dans ce que l’on sait faire de mieux.
Bref, l’inspiration peut se trouver partout !

David Bowie – Tous droits réservés © Chloé Roger, illustratrice
David Bowie – Tous droits réservés © Chloé Roger

Qu’aimez-vous dessiner en général ?
Mon péché mignon est les cheveux. Je peux passer des heures à dessiner des boucles, des mèches et des chignons. J’aime également dessiner des costumes et m’attarder sur les détails d’un habit. Récemment, j’ai découvert le plaisir de dessiner des paysages complexes pleins de mousses, de champignons et d’arbres variés. Ce que j’aime finalement, ce doit être avant tout les détails.

Préférez-vous une technique plutôt qu’une autre ? (Encre, aquarelle, digital, crayon à papier, …) Pourquoi ?
J’essaye avant tout de ne pas m’enfermer dans une technique particulière et je suis toujours avide d’en essayer de nouvelles ou d’en mélanger plusieurs. Pour le moment, ma technique de prédilection est le crayon pour sa fluidité et sa douceur et la colorisation par Photoshop, qui me laisse une grande liberté d’expérimentation. J’ai eu une grosse période « stylo BIC » mais j’aime également travailler à la plume et à l’encre de Chine ou à l’aquarelle. Tout dépends de mes envies du moment et du projet sur lequel je travaille et de la technique qui s’y prêtera le plus.

Pouvez-vous nous décrire votre environnement de travail ?
Mon environnement de travail ressemble un peu au bureau de Sherlock Holmes.

Bureau – Tous droits réservés © Chloé Roger, illustratrice

J’aime avoir mes livres d’inspirations et de références ouverts tout autour de moi, des piles de papiers de croquis et de recherches un peu partout. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, je m’y retrouve parfaitement ! (j’ai rangé un peu pour la photo !) Ma table lumineuse est faite maison, par mes parents, à partir de palette et de matériaux récupérés. C’est l’un de mes principaux outils de travail avec mon ordinateur.

Racontez-nous votre journée type…
Les horaires de travail où je suis le plus efficace se situent entre 16h et 4h du matin. Je me consacre énormément de temps à mes recherches pour mes illustrations. J’aime pouvoir dessiner la paire de chaussures qui va correspondre exactement à l’époque de mon projet ou m’informer sur l’architecture de telle ou telle ville. Ma journée de travail est entrecoupée de pause où je promène mon chien, ce qui est le meilleur moment pour se détendre et prendre du recul sur ce que je suis en train de faire. C’est dans ces moments que me viennent souvent mes idées d’illustrations et où je trouve des solutions à des problèmes de compositions ou de couleurs.

Pouvez-vous nous parler d’une de vos réalisations qui vous tient particulièrement à cœur ?
J’essaye de progresser à chaque dessin et rares sont ceux qui ont encore grâce à mes yeux après des années. L’exception est peut-être mon « Tigre Maharaja », une illustration inspirée d’un conte indien sur l’amitié. Ce conte a toujours eu une grande résonnance pour moi et je suis toujours aussi fière de ce dessin qui date pourtant d’au moins 4 ans. Je pense que c’est parce que j’ai pû retranscrire exactement ce que j’avais en tête que je l’aime toujours autant.

Tigre Maharaja – Tous droits réservés © Chloé Roger, illustratrice
Tigre Maharaja – Tous droits réservés © Chloé Roger

Vous êtes inscrit sur Unikness mais travaillez-vous sur d’autres projets en parallèle ? (livre, BD, exposition, …)
Parallèlement à mes travaux en freelance et à mon emploi de graphiste, je travaille actuellement sur un projet de webcomic, Les Songes funèbres, que je conçoit comme un melting-pot de tout ce que j’aime et qui m’inspire.
L’histoire se passe à Londres, à la fin du XIXème siècle. Wilde est un jeune inspecteur de police muté à Londres. Il devient le partenaire de l’inspecteur Aubrey Doyle, un policier excentrique et opiomane aux méthodes d’investigations mystérieuses mais dont les résultats surpassent ceux de ces collègues. Au fil de leurs enquêtes sur d’inexplicables vols de cadavres, Henry Wilde va découvrir que les talents d’Aubrey Doyle frôlent le surnaturel…

Vous avez un mot de conclusion ?
Merci Unikness pour cette plate-forme que beaucoup attendaient depuis longtemps !

 

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